Histoire du whistle

La petite flûte a bec jouée dans la musique irlandaise fait partie de la famille des flageolets, sans trou de pouce, vraisemblablement fabriquée à l’origine en roseau (‘feadan’ en gaelique) ou en bois.

Vers 1840, Robert Clarke lance une fabrication utilisant une feuille de métal (d’ou : ‘tin whistle’, soit ‘feadog stain’ en gaelique) roulée, fournissant un produit très bon marché (d’où le ‘penny whistle’).

Dans les années 1970, Bernard Overton fabrique, en collaboration avec le piper Finbar Furey, une version basse (‘low whistle’) en aluminium, de même registre que la flûte en bois, mais au timbre très particulier.

De nos jours, les whistles sont fabriqués dans différents matières (laiton, plastique, bois, aluminium, carbone, etc.) avec des formes différentes produisant une variété de timbres par rapport à l’instrument d’origine.

Le whistle irlandais a donc peu en commun avec une flûte à bec de type baroque (recorder, blockflöte), ni historiquement ni acoustiquement : le timbre en est très différent, et les principes de conception aussi (taille des trous, géométrie du bec, ambitus, volume). Notons que l’immense savoir-faire technique issu de la flûte à bec baroque (profil de canal, perturbations de perce, etc.) n’est pas à négliger dans la facture des instruments traditionnels.